L’Enfer du Bentegodi éteint par la Louve
Le Stadio Marcantonio Bentegodi grondait sous la tension de 23 277 ultras en furie. Mais sur la pelouse, la discipline tactique a dicté sa loi. L’AS Roma repart de Vérone avec trois points cruciaux après une victoire nette (0-2).
Le Tournant : Le naufrage de Valentini
Le Hellas Verona a tenu un bloc compact en première mi-temps, malgré une possession stérile de 32.5%. Mais la tension a fini par faire disjoncter la défense. Déjà averti à la 35e minute, Nicolás Valentini commet l’irréparable à la 50e minute : deuxième carton jaune, expulsion directe. À dix contre onze face à une Roma affamée, le plan de jeu de Vérone s’est effondré.
Dybala en Maestro, Malen et El Shaarawy à la finition
La supériorité numérique a libéré les espaces pour les Romains. À la 56e minute, sur un coup de pied arrêté magistralement botté par Paulo Dybala, Donyell Malen surgit à bout portant pour ouvrir le score du pied gauche.
Vérone tente le tout pour le tout avec des changements défensifs (Bella-Kotchap, Al Musrati), mais la Roma gère le tempo avec 67.5% de possession et 510 passes réussies. En fin de match, sur un contre assassin mené à la 93e minute, Dybala sert parfaitement Stephan El Shaarawy qui ajuste le gardien d’un tir croisé imparable.
Bilan Tactique
Avec 19 tirs (7 cadrés) contre seulement 8 pour Vérone, la Roma a étouffé son adversaire. Une masterclass de gestion et d’efficacité qui replace la Louve dans la course aux sommets de la Serie A.